LES LASERS

Liloubylilou

Couperose, varicosités, taches rouges ou brunes sur la peau, rides, cicatrices ou vergetures… le laser appliqué à la dermatologie peut apporter des réponses efficaces et sans danger. Petit tour d’horizon.

En une quinzaine d’années, les lasers sont devenus un des outils thérapeutiques incontournables en dermatologie. De nombreuses disgrâces cutanées peuvent ainsi être fortement atténuées et bien souvent effacées grâce à cette technique de pointe.

Qu’est-ce que le laser ?

Le terme de « laser » est une abréviation de l’anglais « light amplification by stimulated emission of radiation« . Le laser se définit comme un émetteur de vibrations lumineuses simultanées ayant même fréquence et même phase. Ces vibrations sont concentrées en un faisceau très étroit, capable de dégager une forte chaleur sur un point précis, provoquant selon les cas une section, une coagulation ou une vaporisation. Les rayons lumineux du laser traversent l’épiderme sans l’endommager (ou très peu). Leur concentration sur une seule longueur d’onde entraîne un échauffement et une destruction des structures qui absorbent cette longueur d’onde : par exemple, les petits vaisseaux rouges sous la peau absorbent de façon sélective les ondes de couleur verte (longueur d’onde 532 nm) « concentrée » par le laser. Les longueurs d’ondes employées varient ainsi selon les problèmes à traiter.

Dans quelles circonstances utiliser le laser esthétique ?

Couperose, angiome, détatouage… le laser est aujourd’hui utilisé dans de nombreuses circonstances.

  •  Couperose et varicosités (petits vaisseaux éclatés au niveau du visage associés à des rougeurs) : il s’agit de l’indication la plus ancienne et la plus facile à soigner. La durée du traitement n’excède pas une dizaine de minutes. Une à trois séances espacées de six à huit semaines sont nécessaires, selon l’étendue de la zone à couvrir.

L’angiome plan,

Appelé « tache de vin », est une lésion vasculaire qui peut être présente dès la naissance ou apparaitre quelques mois plus tard. Quelques séances de laser font aujourd’hui des merveilles. L’angiome plan est une malformation de la peau, liée à la présence de vaisseaux capillaires anormalement dilatés. Il se présente sous forme de tache rose/rouge pouvant toucher le corps et le visage, et peut être associé à d’autres localisations (oculaires, cérébrales). L’angiome persiste toute la vie mais ne progresse pas : il grandit toutefois de manière proportionnelle à la taille du corps.

QUAND FAUT-IL CONSULTER ?

Le plus tôt possible, au moins pour un avis médical ! Sur un bébé, la surface à traiter est plus petite, la peau moins épaisse et les vaisseaux plus fins qu’à l’âge adulte. Autrement dit, les résultats seront meilleurs. L’idéal est de commencer le traitement vers un mois et demi ou deux mois.

QUEL EST LE MEILLEUR TRAITEMENT ?

Le laser à colorant pulsé, une technique que l’on utilise depuis 25 ans et qui ne comporte aucun risque d’irradiation puisqu’il s’agit uniquement de lumière. C’est un laser qui réussit à atténuer, voire à supprimer l’angiome, sans laisser de cicatrices.

COMMENT PRÉPARER LA SÉANCE ?

Une heure avant, on applique une crème anesthésiante sur la zone à traiter. On peut aussi recourir au « gaz hilarant » qui associe une action anxiolytique et euphorisante à un effet antalgique. Et si l’angiome est important, une anesthésie générale est possible. La séance dure une demi-heure et les parents peuvent y assister. Après, il ne faut pas s’exposer au soleil pendant deux mois.

EST-CE DOULOUREUX ?

Assez peu : on ressent comme des petits coups d’élastiques, atténués par la crème anesthésiante. Après la séance, l’angiome peut se colorer en bleu-violet ou gonfler, à cause d’un purpura (petites taches de sang sous la peau) ou d’un œdème qui régressent dans les 5 à 15 jours suivants. Il faut attendre 4 à 5 semaines entre deux séances.

LE RÉSULTAT EST OBTENU AU BOUT DE COMBIEN DE TEMPS ?

Un blanchiment est visible au bout de 2-3 séances. Un tiers des angiomes va disparaître complètement, un tiers sera amélioré à 80% et un tiers sera peu ou pas atténué. Les formes les plus résistantes sont les angiomes épais, localisés au centre du visage (lèvre supérieure, partie interne des joues) ou sur les extrémités (par exemple, les mains). Certains angiomes auront besoin d’une vingtaine de séances. Mais plus on commence tôt, moins le nombre de séances est important.

EST-CE PRIS EN CHARGE PAR LA SÉCURITÉ SOCIALE ?

Oui, et complété par la mutuelle. Jusqu’à l’âge d’un an, les enfants peuvent être traités autant de fois que nécessaire. Passé cet âge, la prise en charge se fait tous les trois mois, ce qui espace les séances.

  •  Taches brunes au niveau du visage ou des mains 
  • Une séance suffit généralement à les faire disparaître 

Les taches brunes, dites de vieillesse, font partie des signes de l’âge et représentent une demande fréquente lors des consultations en cabinet esthétique et dermatologique.

Comment apparaissent les taches brunes ?

Les taches localisées appelées par les médecins lentigos solaires et par les patients taches de vieillesse… Elles apparaissent en général après 40 ans sur les zones exposées aux UV (visage, dos des mains, décolleté, avant-bras, devant des jambes…) et sont dues au vieillissement cutané solaire. Elles peuvent apparaître plus tôt chez les personnes à peau claire après un fort coup de soleil ou après avoir fait des séances de cabine à bronzer. Il faut les distinguer d’autres lésions brunes parfois dangereuses médicalement et il ne faut donc les traiter qu’après un examen dermatologique soigneux, clinique et éventuellement avec un dermatoscope. En cas de doute, avant traitement le dermatologue réalise une biopsie de peau. En aucun cas il ne faut faire traiter ces lésions par des non-médecins ou du moins sans examen médical préalable (attention aux centres de beauté proposant des séances de lumière pulsée antitache)

Surveiller les taches brunes

L’importance de faire contrôler par un dermatologue, ou dans un premier temps par son médecin généraliste, toute tache brune qui serait un peu isolée, qui « n’aurait pas la même couleur que les autres (plus noire, plus grisée), ou qui résisterait aux traitements anti-taches » pour s’assurer de ne pas être en présence de mélanome.

Pour traiter ces taches brunes de vieillesse, selon leur importance et leur intensité, certaines femmes se tournent vers la cosmétique quand d’autres préfèrent avoir recours à un médecin esthétique ou à un dermatologue.

Comment traiter et enlever les taches brunes ?

L’OPTION COSMÉTIQUE

Désormais, on trouve aux rayons cosmétiques de nombreuses crèmes et sérums anti-taches. Composés d’actifs exfoliants et dépigmentants, plus ou moins concentrés, ces cosmétiques sont essentiels dans le traitement des taches et doivent être utilisés à tous les stades : en prévention, en traitement pour les taches les plus claires et en complément d’un traitement esthétique. Les actifs éclaircissants de ces cosmétiques vont atténuer l’intensité de la pigmentation des taches, quand les autres actifs amélioreront l’éclat du teint.

Comment fonctionnent les cosmétiques anti-taches ? 

Ils agissent sur les couches superficielles du derme. Les soins anti-taches sont composés d’agents éclaircissants/dépigmentants, d’antioxydants et d’actifs exfoliants qui vont aider à réduire la production de mélanine, réparer les dégâts causés par les UV, desquamer la peau, lui redonner de l’éclat et l’aider à se régénérer. Pour que son soin soit efficace, on opte pour des formules à base de dépigmentants : Arbutine, L-niacide, acide kojique, glabridine… ou des mélanges d’actifs. On parle également de plus en plus de l’intérêt de l’acide rétinoique dérivé de la vitamine A acide ou des antioxydants, notamment de la vitamine C. Les acides de fruits (AHA ou acide salicylique), l’acide glycolique ou bien encore l’acide a-hydroxy joueront également un rôle en accélérant le renouvellement cellulaire.

A noter, les cosmétiques ne feront pas disparaitre complètement les taches brunes mais vont aider à les estomper. Pour les taches les plus foncées, des options plus radicales pourront être envisagées.

Les bons gestes au quotidien

  • Utiliser des crèmes et sérums anti-taches le jour
  • En option, ajouter à sa routine des soins de nuit type lotions peeling
  • En option, des soins de nuit type lotions peelings douces
  • En cas de vie en extérieur porter un écran total, des mitaines façon golfeur pour les mains, un chapeau ou une casquette pour le visage et des vêtements opaques pour le décolleté
  • Eviter de s’exposer

L’option médecine dermatologique

Lasers et lumières pulsées médicales pour les lentigos solaires :

Ils ont largement fait leurs preuves pour le traitement des taches multiples du visage, des mains et du corps. Ils sont efficaces, rapides, moins douloureux et plus sélectifs que les techniques anciennes par azote liquide. La sélectivité des appareils est le point crucial : ils permettent en ciblant la mélanine des taches d’effacer les lésions sans créer de dommages aux tissus voisins donc sans trop grosse différence de couleur ou de texture par rapport à la peau avoisinante non traitée. Les lasers pigmentaires Q-switch ou déclenchés utilisent en plus des durées d’impulsion très courtes de l’ordre de la nano ou subnano-seconde pour éviter au maximum les dégâts liés à la chaleur. D’autres lasers ou lumières sont utilisables : laser alexandrite, lumières pulsées médicales surtout si il existe de nombreuses taches dans la même zone.

Le traitement est peu douloureux (sensations de picotements) et s’effectue sans anesthésie. Après le traitement les taches prennent une couleur grisée ou au moins plus foncée puis se transforment en croûtelles et s’éliminent progressivement en quelques jours (d’autant plus rapidement que l’on applique soigneusement une crème cicatrisante en couche épaisse). Une tache rosée peut persister quelques semaines puis la peau reprend sa couleur initiale.

Attention toutefois chez les sujets à peau foncée ou métissée une tache brune de pigmentation post-inflammatoire peut remplacer la tache solaire pendant quelques semaines, le dermatologue vous l’expliquera. Les traitements s’effectuent sur une peau non bronzée, en automne ou en hiver avec une stricte protection solaire. Avec ses réserves les complications pigmentaires sont rares et transitoires, exceptionnellement à type de cicatrices. Pour éviter les récidives il faut se protéger du soleil.

Test : Il n’est pas obligatoire mais il peut être réalisé sur une zone représentative. Il permet d’évaluer : la tolérance (bonne cicatrisation sans trouble pigmentaire) et l’efficacité et au médecin d’affiner ses paramètres.

 Le nombre de séances proposé est variable en fonction de la localisation, du nombre des taches, du laser utilisé et du type de la peau. En général 1 à 2 séances pour les lasers pour les taches isolées et 1 à 3 séances espacées de 1 mois pour les lumières pulsées médicales.

Les ‘’masques’’ de taches brunes diffuses du visage appelées par les médecins mélasma

 Et par les patients masque de grossesse (mais apparaissant parfois en dehors de toute grossesse, chez l’homme ou la femme). Il s’agit d’une pathologie chronique complexe souvent génétique et globalement liée à l’hypersensibilité des cellules pigmentaires aux rayons solaires (UV et du ‘’visible’’). Le dermatologue ne peut pas ‘’guérir’’ cette tendance mais vous aider à la gérer au mieux. La protection solaire ‘’draconienne’’ est essentielle tout au long de l’année et les traitements cosmétiques dépigmentants sont la base du traitement au long cours.

Lasers et lumières pulsées médicales pour le mélasma :

Les lasers et lumières pulsées médicales ne sont pas le traitement de première intention pour ce problème qui peut au contraire être aggravé par un laser par un phénomène de ‘’rebond’’ pigmentaire. Après une période de 3 à 4 mois de traitements dépigmentants et de stricte protection solaire, si les taches persistent, certains protocoles peuvent toutefois être proposés mais attention, ils n’empêcheront pas une récidive si la protection solaire n’est pas respectée. Les lasers pigmentaires utilisés à basse énergie, les lasers fractionnés non ablatifs Er-Glass ou Thulium, les lumières pulsées, le laser à colorant pulsé peuvent être une aide utile pour éclaircir encore les taches dans certains cas mais ils nécessitent souvent des séances d’entretien.

 EST-CE PRIS EN CHARGE PAR LA SÉCURITÉ SOCIALE ?

Il n’y a pas de remboursement par la sécurité sociale ni d’arrêt de travail pour ces soins esthétiques. Les prix sont essentiellement fonction de la surface à traiter.

  •  Détatouage 
  •  Le laser expulse l’encre sans brûler la peau ce qui permet une disparition totale du tatouage sans aucune cicatrice 

La demande de détatouage a toujours existé parallèlement à la demande de tatouage. Aujourd’hui, il est reconnu que la technique la plus efficace et la plus sûre pour retirer un tatouage est le laser, et en particulier le laser qualifié de « déclenché » ou de « pigmentaire »

La « tête laser », d’où sort le faisceau lumineux initial, comporte deux éléments importants : un milieu actif (souvent un solide, comme le rubis, l’alexandrite ou le Nd:YAG) et un dispositif d’excitation (souvent constitué de lampes flash). Cette tête laser est placée dans une cavité de résonance comprenant deux miroirs (dont un semi-transparent) placés à chacune de ses extrémités.

Dans la « cavité de résonance » des lasers déclenchés, il existe un élément spécifique appelé Cellule de Pockels (ou Q-Switch). Cet élément agit comme un obturateur qui va laisser passer uniquement des impulsions énergétiques géantes ultra courtes (de l’ordre de quelques nanosecondes). L’énergie est très concentrée, et la puissance instantanée de ces impulsions atteint quelques dizaines, voire quelques centaines de Mégawatts.

L’intérieur de l’épiderme et les pigments qui y sont logés reçoivent alors des « ondes de choc » qui pulvérisent les particules d’encres.

Un laser déclenché génère un faisceau lumineux possédant généralement une des longueurs d’onde suivantes :

  • 695 nm (laser rubis – rayon rouge),
  • 755 nm (laser alexandrite – rayon rouge) ou
  • 1064 nm (laser Nd:YAG – rayon infra-rouge).

Chaque longueur d’onde est spécifique d’une couleur d’encre de tatouage donnée.

Le laser rubis a été le premier laser déclenché utilisé dans les années 1980. Certains lasers Nd:YAG sont doublés en fréquence et produisent une deuxième longueur d’onde (532 nm – rayon vert).

Effets indésirables avec les lasers déclenchés

Le résultat cosmétique est généralement difficile. Des complications dermatologiques et certains effets secondaires peuvent résulter de traitement au laser, dont des séquelles en termes de cicatriceshypopigmentationhyperpigmentation, effacement incomplet du tatouage, voire foncement d’une couleur claire (noircissement d’un jaune par exemple), ou encore infectionsaignements.

Les tatouages réalisés par les amateurs sont souvent plus superficiels, et alors plus faciles à supprimer.

Ceux effectués par les professionnels demandent parfois jusqu’à une dizaine de séances de détatouage, souvent sans résultat complet.

Les pigments synthétiques sont souvent plus faciles à détatouer que les pigments naturels comme l’encre de Chine.

Par ailleurs, les couleurs jaune et turquoise ne peuvent être effacées que par un laser de resurfaçage qui en fait va brûler totalement cette zone de peau.

Les effets secondaires (douleur, rougeur, inflammation…) sont souvent transitoires quand le traitement est bien fait.

Ce sont les lasers rubis ou alexandrite, dont les longueurs d’onde sont fortement absorbées par la mélanine de l’épiderme, peut conduire à des hypopigmentations (disparition des pigments de la peau), et quelquefois à des hyperpigmentations sur les peaux foncées. Les lasers Nd:YAG respectent mieux la peau.

Les risques de cicatrices disgracieuses diminuent actuellement avec les nouveaux lasers plus performants.

Dans quelques cas, lors de la destruction au laser d’un tatouage, des pigments riches en nitrates ou organométalliques peuvent s’enflammer dans la peau voire y créer des mini-explosions. Leur ignition peut en effet être déclenchée par le laser destiné à détruire le tatouage. Un tel phénomène a été observé dans deux cas : ) cas de « tatouages accidentels » dus à l’insertion de poudre de fusil dans la peau lors d’un accident par explosion ou blessure par balle ; de telles poudres ne devraient être traités au laser qu’avec précaution, car le laser provoque de petites explosions avec cavitations dans l’épiderme, et les « trous trans épidermiques » ainsi formés laissent des cicatrices hypertrophiques, qui peuvent toutefois selon Weisel et Pillekamp (2011) éventuellement être à leur tour traitées (« Resurfaçage de la peau ») par un autre type de laser  aux États-Unis lors de la destruction au laser d’un tatouage qui avait été réalisé avec des pigments colorés issu de poudre de feux d’artifice.

Le laser a provoqué de petites explosions avec étincelles visibles à l’œil nu projetées au travers de la peau, lesquelles ont laissé des cicatrices de type varioliques et lors du traitement d’un autre tatouage sur la face (où avec précaution et après essai sur une petite partie du tatouage, 75 % des pigments ont pu être détruits sans laisser de cicatrices)

  •  Cicatrices d’acné

L’acné est un fléau qui affecte la peau des adolescents mais qui s’attaque aussi à celle des adultes 40% des trentenaires et jeunes quadragénaires français sont concernés, dont la majorité sont des femmes.

C’est même la première cause de consultation chez le dermatologue. Pas seulement pour faire la guerre aux boutons mais aussi pour se débarrasser des cicatrices. Ces dernières s’incrustent quand l’acné s’est montrée virulente ou qu’on a un peu trop tripoté les intrus. Car là, tout se complique.

Sérums, crèmes, peelings… de nombreux cosmétiques peuvent venir à bout de certaines marques superficielles telles que les taches brunes ou rouges mais ils ne peuvent rien contre les vraies cicatrices qui touchent près de la moitié des patients. Dans ce cas, le laser semble la meilleure solution mais la technique en effraie certaines. Alors que les idées reçues sur le sujet fleurissent, on nous aident à y voir plus clair.

J’ai la peau trop sèche et sensible pour ce traitement

FAUX. 

Fragile, mixte, grasse, blanche, mate… Tous les types de peau peuvent recourir au laser.

«Chaque paramètre est adapté au problème à traiter, à savoir, l’aspect de la cicatrice et la nature de l’épiderme». L’idéal est donc de prévenir le médecin d’une éventuelle problématique cutanée dès la première séance pour qu’il puisse adapter sa pratique.

Seule contre-indication : «Si vous avez eu un traitement par isotrétinoïne (un traitement lourd contre l’acné sévère, principe actif du Roaccutane, par exemple) qui a asséché et sensibilisé votre peau, il faut attendre six mois avant de soigner des cicatrices en creux par laser».

L’importance du choix de l’appareil avant de se lancer. «Pour améliorer l’aspect des cicatrices, l’idéal est d’opter pour une machine à deux options : le mode ablatif, qui ponce les traces en surface, et la fonction thermique, qui chauffe la peau en profondeur, induit une synthèse de collagène et bouche la cicatrice.»

Les kits du marché sont aussi efficaces que les appareils professionnels

FAUX. 

Lampe UV, lumière pulsée… En vente libre, certains appareils promettent de faire peau nette à la manière d’une machine d’expert. Tentants car ils représentent souvent une solution moins onéreuse qu’une séance de laser chez un praticien qui s’élève à environ 200 euros.

Mais petit prix rime avec petit résultat. «Les kits de laser vendus sur le marché n’ont pas le même mode de fonctionnement que celui d’un appareil professionnel et, surtout, ne délivrent pas la même énergie.» «Le traitement des cicatrices d’acné au laser n’a rien d’anodin. On ne trouve aucun équivalent chez Sephora ou Darty etc etc »

S’adonner à une séance de laser improvisée à la maison sans consulter un dermatologue comporte même des dangers : «En particulier pour les teints mats, car ces appareils à lumière pulsée ne doivent pas s’appliquer sur une peau bronzée ou pigmentée, il y a risque de brûlures».

Une séance de laser fait mal

VRAI. 

La sensation ressentie est souvent comparée à de multiples petites piqûres et à un «effet cuisson». Mais pas de panique, les professionnels ont pensé à tout : une crème anesthésiante peut être prescrite sur demande – à appliquer environ une heure avant la séance, elle réduit de moitié la douleur. Certains cabinets proposent aussi une machine propulsant de l’air froid afin d’apaiser le patient pendant l’intervention. Plus la séance est douloureuse, meilleurs seront les résultats. Les plus douillettes devront se faire une raison.

Elle peut être atténuée par l’application de Biafine ou l’utilisation d’un spray d’eau thermale apaisante (type eau d’Avène ou de La Roche Posay). La cicatrisation est en général rapide avec parfois de petits gonflements

Les résultats sont visibles immédiatement

FAUX. 

Dans la mesure où le processus demande à la peau de synthétiser du collagène pour boucher la cicatrice, il ne peut pas y avoir d’amélioration immédiate. De plus, les séances, qui ne durent généralement pas plus de 15 minutes, sont espacées d’un mois minimum. Elles peuvent même avoir lieu tous les 3 ou 6 mois, selon la décision du praticien. «Le laser fractionné ablatif ne traite qu’une partie de la peau à la fois, plusieurs séances sont donc nécessaires pour améliorer le relief du visage». Il faudra alors attendre plusieurs mois, voire une année dans certains cas, pour pouvoir apprécier le résultat final.

  • L’effet de relissage cutané pour les rides du visage dure environ 10 ans chez un non-fumeur, 5 ans chez un fumeur.

Traitement des rides par lasers d’abrasion

La médecine esthétique propose des abrasions cutanées. Efficaces à long termes, elles ont pour but de lisser la peau du visage et gommer les imperfections. Il existe trois grandes techniques d’abrasion :

  • L’abrasion dite mécanique : technique de la Dermabrasion
  • L’abrasion dite chimique : technique des  Peelings forts
  • L’abrasion dite thermique : technique du  Laser-abrasion.

Dans la suite de cet article vous trouverez une présentation de la technique d’abrasion thermique, des différents lasers utilisés, du nombre de séances nécessaires, des résultats, l’avis de l’AFME, etc….

Qu’est-ce-que l’abrasion thermique des rides au laser ?

LASER signifie : Lumière Amplifiée par Stimulation d’Emission de Radiations. Ce rayon de lumière amplifié permet aujourd’hui de traiter les rides de l’épiderme et du derme superficiel. Le principe de fonctionnement de ces lasers est assimilé à une brûlure contrôlée. En effet, la lumière laser provoque au contact de la peau une évaporation des couches superficielles avec une chauffe plus ou moins importante des couches profondes réalisant aussi un effet tenseur.

Il existe trois principaux types de laser abrasifs (ou ablatifs) dans le traitement des rides : le laser Co2, le laser Erbium et les lasers fractionnés.

Laser CO2 : « le resurfacing »

Utilisés depuis plus de 25 ans en médecine esthétique, le laser CO2 est efficace pour traiter les rides du visage. Le rayon du laser provoque une abrasion des couches superficielles de la peaux. En outre, il chauffe les couches plus profondes jusqu’au derme superficiel. Cette abrasion est contrôlée par le nombre de passage du rayon laser, l’énergie émise et sa densité. C’est en fonction de la profondeur des rides à corriger, de la zone à traiter, de la qualité de la peau et du résultat recherché que le médecin contrôle le passage du laser. Plus il y a de passages successifs, plus l’abrasion est importante et le résultat aussi.

Les Indications du laser CO2 :

  • Le vieillissement cutané général : perte d’élasticité, de tonicité, taches…
  • Les rides profondes multiples : patte d’oie, tour de bouche…
  • Les rides et ridules du visage : traitement » fullface »
  • Les cicatrices d’acnés, de rougeole, de varicelle et même d’ intervention chirurgicale.

Les  contres indications du laser CO2 :

Le lasers CO2 est contre indiqué pour :

  • Les femmes enceintes,
  • Les personnes sous traitements médicamenteux photosensibilisants,
  • Il est déconseillé pour les personnes prenant des antidépresseurs, antibiotiques, ou ayant des problèmes cardiaques. Associé à ces médicaments, il y a des risques d’eczéma et d’urticaire. Pour éviter toutes complications, vous devez obligatoirement signaler au médecin les traitements que vous prenez.
  • Les peaux foncées : le risque de dépigmentation ou de traces brunes est élevé.

Quels sont les effets et les suites du laser CO2 ?

  •  Stimulation intense de la peau avec une régénération de l’épiderme
  •  Aspect plus lisse
  •  Densification du derme (formation de néo collagène)
  •  Meilleure tenue de la peau, avec un effet tenseur permettant l’atténuation voire la disparition des rides.

Comme tout traitement dit invasif, il existe des effets indésirables et les suites du traitement sont contraignantes. Elles se déroulent en deux étapes :

  1. La  phase de cicatrisation dure entre huit et dix jours selon les cas :

Des pansements sont appliqués et renouvelés tous les jours jusqu’à la fin de la cicatrisation.

  • Suintement provoqué par l’action du laser pendant quatre à cinq jours
  • Rougeur de la zone traitée
  • Gonflements (œdèmes)
  • Sensations de brûlures
  • Eviction sociale.
  1. La phase du renouvellement cellulaire qui dure entre 3 a 6 mois
  • La peau est moins rouge mais elle reste rosée. Cependant on peut camoufler cette effet indésirable grâce aux crèmes couvrantes
  • Exposition au soleil proscrite
  • Nécessité d’appliquer une crème avec un indice solaire très élevé pour éviter les risques de pigmentation irréversibles.

Souvent spectaculaires, les effets du lasers CO2 sur les rides ne sont pas visibles immédiatement après la séance. Il faudra attendre entre trois et six mois pour voir les résultats définitifs.

Combien de séances de resurfacing pour  le traitement des rides du visage ?

Le « resurfacing » laser  nécessite  une seule et unique séance, pour un résultat à long terme, allant de trois à cinq ans, selon la qualité de la peau .

Le traitement des rides au laser CO2 est un acte invasif qui doit être pratiqué uniquement par un médecin.

Avant le traitement :

Lors d’une première consultation 2 à 3 semaines avant la séance de laser CO2,  le médecin prescrit un nettoyage cutané à base de crèmes spécialisées, une couverture antibiotique éventuelle contre les infections et une couverture anti-herpétique.

Durée et déroulement d’une séance :

La séance dure entre 20 min et 1 heure, sous anesthésie locale voire générale, en fonction des zones à traiter. Les yeux, les cheveux et les sourcils sont protégés des rayons du laser.

Le laser ERBIUM contre rides et cicatrices

Le fonctionnement du laser Erbium est comparable au laser Co2. Il provoque une évaporation des couches de l’épiderme, leur différence principale réside dans l’effet thermique qui est amoindri avec le laser Erbium. Contrairement au laser CO2 il  n’a que très peu d’effet de chauffe et agit moins en  profondeur.

Les indications du laser Erbium :

  • Possibilité de traiter les zones interdites au laser CO2 telles que le cou, le décolleté, les mains
  • Le rajeunissement de la peau du visage et les rides du visage
  • Le rajeunissement de la peau du cou et du décolleté
  • Les cicatrices (acné, post-chirurgicale, post-traumatique, varicelle…)
  • Les vergetures
  • Amélioration de l’aspect cutané (pores dilatés, teint brouillé…)
  • Les rides des paupières.

Les contres- indications :

Le laser Erbium est contre indiqué pour :

  • Les femmes enceintes
  • Les personnes sous traitement médicamenteux photosensibilisants.

Les effets du laser Erbium :

  • Stimulation  de la peau avec une régénération de l’épiderme
  • Aspect plus lisse
  • Stimulation de la production de collagène
  • Amélioration du teint, des taches de vieillesse…

Contrairement au laser CO2, le laser Erbium n’ a pas d’effet tenseur.Le laser Erbium étant un traitement moins invasif, les suites sont plus simples avec des effets indésirables moins contraignants :

  • Œdème important pendant 2 jours
  • Éviction sociale ne dépassant pas 5 jours
  • Une rougeur qui ne dure que deux à trois semaines, plus facilement cachée par des crèmes teintées.

Durée et déroulement du traitement anti-âge par laser Erbium

Comme pour le laser CO2, une seule et unique séance est nécessaire pour obtenir les résultats escomptés. La séance dure 30 à 45 minutes environ. Les cheveux, les sourcils et les yeux seront protégés des rayons lasers.

Les lasers ablatifs fractionnés

Apparus dans les années 2004,  il existe aujourd’hui deux types de lasers fractionnés:

  • Le laser CO2 fractionné
  • Le laser Erbium fractionné.

La différence de fonctionnement des lasers fractionnés réside dans la répartition de leur application sur la peau. Le rayon du laser fractionné fait des petits puits dans le derme en laissant des intervalles de peau saine, contrairement au lasers continus qui opèrent sur la surface entière de la peau.

Les indications  des lasers fractionnés :

  • Les rides et ridules du visage
  • Rajeunissement du cou, du décolleté, des mains
  • Le relâchement cutané là où la peau est fine (tour des yeux, cou…)
  • Lentigos solaires (tâches de vieillesse)
  • Les cicatrices d’acné…

Les avantages du traitement anti-âge par fractionnement :

  • Résultat progressifs, visibles dès la première séance
  • Un traitement sans douleur avec simple anesthésie locale (voire simple crème anesthésiante)
  • Une cicatrisation rapide (3 à 5 jours)
  • Un traitement sans longue éviction socio-professionnelle

Les inconvénients du laser fractionné :

Ils demandent d’effectuer plusieurs séances pour obtenir un résultat comparable à celui d’un laser ablatif continu (erbium ou co²) fait en une seule fois.

Pour en savoir plus sur ces lasers :

Coût d’une intervention de laser abrasion 

Le prix d’une séance varie en fonction du praticien et de la surface de la zone traitée.

  • Pour les lasers de types CO2 et Erbium : le prix d’une séance  se situe entre 300 et 600 euros pour une zone précise telle que les pattes d’oie ou le tour de bouche . Pour un traitement « fullface » les prix peuvent varier de 600 à 1200 euros.
  • Pour les laser fractionnés : le prix d’une séance est de 150 à 400 euros la séance, selon la zone à traiter et le praticien également.

L’avis de l’AFME

Dans tous les cas, le traitement des rides par laser abrasion est un acte invasif qui doit être réalisé par un médecin.

Aujourd’hui, la tendance est plus aux lasers fractionnés car les suites d’intervention sont plus simples et ils présentent moins de risques. Les lasers abrasifs continus sont plutôt réservés aux cicatrices d’acné profondes et importantes, aux peaux très abîmées et aux personnes désirant un soin en une seule fois.

Comme tout traitement de médecine esthétique, les soins au laser ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale. Leurs coûts varient en fonction du laser utilisé et sont proportionnels à la surface traitée.