CARBOXYTHERAPIE

Liloubylilou

Gaz carbonique, la nouvelle cure de jouvence ?

Pour lutter contre les effets du vieillissement, vous connaissez certainement les injections de Botox, d’acide hyaluronique ou bien encore la mésothérapie. Mais connaissez-vous la carboxythérapie ? Un peu plus confidentielle, cette technique consiste à injecter du gaz carbonique dans les tissus relâchés. Objectif : offrir une seconde jeunesse à votre peau.

Même si on utilise le gaz carbonique en médecine esthétique depuis les années 90, son utilisation dans le domaine médical général remonte aux années 30. A cette époque, le gaz carbonique est utilisé dans le traitement des troubles artériels des jambes, notamment en cure thermale, car il améliore la vascularisation.

Carboxythérapie, le principe

La carboxythérapie consiste « à pratiquer des injections de petites quantités de gaz carbonique par voie sous cutané » . Le gaz injecté à l’aide de minuscules aiguilles a un « effet sur la micro-circulation et agit donc sur le derme et sur l’augmentation de son élasticité », continue le

praticien. Le CO2 par cette action sur la micro-circulation améliore l’oxygénation des tissus.

La carboxythérapie assure la réjuvénation de la peau, avec cette technique la jeunesse de la peau est réactivée.

Elle permet de traiter les vergetures à différents endroits du corps. Grâce à une série d’injections de gaz carbonique au niveau de la vergeture dans les couches superficielles de la peau, le CO2 va permettre d’atténuer les vergetures de deux manières: en oxygénant les tissus et en stimulant la synthèse de collagène grâce à une accélération du flux sanguin.

Bien qu’il soit impossible d’effacer complètement les vergetures, la carboxythérapie va permettre une nette amélioration, que ce soit au niveau de la texture de la peau qu’au niveau de la couleur de la vergeture.

La peau va être retendu grâce à la synthèse de collagène. La stimulation du flux sanguin va permettre de redonner à la peau sa couleur d’origine et enfin l’oxygénation des tissus va permettre de repigmenter les vergetures de couleurs blanches

Carboxythérapie, zones traitées et résultats

Avec la carboxythérapie, on travaille sur le relâchement cutané. Il ne s’agit pas d’une technique de comblement des rides à proprement parler » même si elle en atténue tout de même certaines. A l’aide du gaz carbonique, les médecins anti-âge peuvent travailler sur les tissus distendus du visage, du cou, du décolleté, du ventre, de l’intérieur des cuisses et des bras : bref toutes les zones où avec le temps la peau a tendance à se relâcher. Avec une mention spéciale pour le contour de l’oeil où la carboxythérapie est très efficace. « Avec la carboxythérapie, on atténue énormément les rides du contour de l’oeil car c’est une zone très fine. Et avec le gaz carbonique on agit sur l’épaisseur du derme et les rides sont comme regonflées ».

Cette technique a un vrai pouvoir stimulant sur le derme. Et après « une douzaine de séances pour le visage » la peau est plus ferme, le coup d’éclat remarquable. « On ne traite pas une ride, on traite un visage dans son ensemble », précise le praticien. Ces injections de gaz carbonique jouent un rôle sur « la tonicité et la fermeté du derme. Elles améliorent donc la qualité de peau du visage ».

Fermeté, tonicité et coup d’éclat, la carboxythérapie permet de redonner un nouveau souffle à la beauté du visage. Et dès la quatrième séance de traitement, les premiers résultats sont visibles. Toutefois, une fois vos 20 ans retrouvés, il faudra entretenir avec une injection de rappel tous les 2 à 3 mois. Car même si les « résultats durent longtemps, jusqu’à 8 mois, le vieillissement cutané est continue ».

Carboxythérapie, avantages et effets secondaires

Le principal avantage de la carboxythérapie est que « cette méthode est sûre et quasiment indolore ». Le gaz injecté est évacué par le corps de façon naturelle et « on ajoute aucun produit, c’est uniquement du gaz. On n’a donc aucun risque d’allergie », rassure-t-il.

Et question effets secondaires, à part « quelques hématomes très rares et des petites rougeurs aux points d’injection », rien de grave n’est à craindre. Les médecins utilisent des outils stériles et même en cas de dose trop importante, « on constatera un gonflement de la zone mais qui résorbera. Et de toute façon, on utilise des machines très précises qui délivrent uniquement la quantité nécessaire ». Par ailleurs, le gaz carbonique est évacué par le corps, « il n’y a pas de dépôt de gaz dans les tissus conjonctifs, pas de risque de surcharge ».

Pour un visage plus jeune, après votre séance d’injection qui dure entre 15 et 20 mn, vous pourrez retourner à vos activités normales. « Les patientes se remaquillent et repartent tout de suite après. On peut même effectuer ces injections de gaz carbonique en été, il n’y a pas de contre-indications liées à l’exposition solaire ». Toutefois, si la technique semble sûre, les femmes enceintes et les personnes atteintes de pathologies évolutives ne peuvent effectuer ce type d’injection, mais il s’agit surtout de « précautions ».

La carboxythérapie est une technique peu invasive, que seuls les médecins sont habilités à pratiquer. On peut commencer à faire des injections à partir de 35 ans dès que les premiers signes de l’âge font leur apparition. Car plus tôt on commence et plus on évite l’accentuation du vieillissement. Sinon, on devra avoir recours à beaucoup plus de soins ». Et si pour ne pas vieillir trop rapidement, la carboxythérapie était notre nouvel allié ?

L’avis du médecin :

Bien qu’utilisées depuis des décennies, notamment en cures thermales, les injections de CO2 sous-cutanées ou intradermiques n’ont pas encore fait l’objet d’études scientifiques rigoureuses démontrant leur efficacité, notamment dans le domaine esthétique. Leur bonne tolérance est cependant confirmée et il semble bien, au vu des rares travaux publiés, que l’effet stimulant sur la micro-circulation soit réel. Néanmoins d’autres études sont nécessaires pour que cette technique puisse vraiment se prévaloir d’allégations d’efficacité, en particulier sur le rajeunissement facial.